Qu’est ce que le BDSM ?

Le BDSM est l’acronyme de « Bondage, Discipline, Domination, Soumission et Sado-Masochisme ».

Le BDSM est considéré comme une pratique sexuelle déviante puisqu’il s’agit de prendre du plaisir dans la douleur. Certaines pratiques extrêmes sont considérées comme plutôt douteuses, je pense notamment à celles nécessitant des jeux d’urine (uro), d’excrément (scato), ou allant jusqu’au sang (jeux médicaux, d’aiguilles, perçage, etc…. )

Si le BDSM peut choquer le commun des mortels, la communauté BDSM est en fait très respectueuse et « saine ». Tout est une question de respect, consentement, sécurité, bien-être.

Tout ne passe pas uniquement par la douleur, il ne suffit pas de prendre un bâton et de frapper sur une femme pour pratiquer le BDSM. D’ailleurs si la femme n’a pas explicitement donné son consentement pour une telle pratique, ce n’est pas du BDSM.

Nota bene : ça marche aussi avec les hommes.

Il ne suffit pas de faire mal ou d’avoir mal pour pratiquer les BDSM. Cela peut aussi passer par de l’humiliation. Le H n’est pas présent dans l’acronyme mais il tient pourtant une grande place. C’est en humiliant le soumis que le Maître va asseoir sa position de dominant.

Certains jeux consistent à demander au soumis de prendre le rôle de table basse pendant une soirée entre amis par exemple. On appelle ces jeux d’objectification la forniphilie. Ce jeu est très humiliant car il déshumanise complètement le soumis. Mais pas de panique, le soumis met ce temps à profit pour méditer et réfléchir à sa condition.

Il y a de très nombreuses techniques d’humiliations dans une relation de domination/soumission qui ne passe pas par la douleur.

Prenez l’exemple du bondage. Le bondage est certainement la pratique sadomasochiste la plus répandue car elle est pratiquée par tout le monde (y compris toi qui a une sexualité on ne peut plus classique). Cette pratique ne demande que peu d’équipement, elle consiste à attacher son partenaire, à l’immobiliser pour le priver de sa liberté de mouvement et donc l’humilier. Pour l’attacher vous pouvez prendre n’importe quel lien, ruban adhésif, menottes, cravates, foulard… Attention tout de même à ne pas faire un garrot à votre partenaire 😉

Vous pouvez même vous auto-bondager si cela vous chante et tenter de vous libérer le plus vite possible.

Pratiquer le bondage ne fait pas de vous un sadomasochiste. Pour être un sadomasochiste, ou BDSMeur, il faut un désir profond de soumission ou de domination. Sachant que le dominant n’est pas un pervers qui souhaite écraser le soumis. Il peut être pervers certes, mais un bon Maître doit accompagner le soumis dans sa servitude et lui permettre de s’épanouir. Tout au long de l’éducation il devra le punir et le récompenser. Comme un Maître dresserait son animal de compagnie, il va lui infliger une punition quand c’est nécessaire mais cela ne lui fera pas forcément plaisir.

Pour en savoir plus sur les pratiques sadomasochiste vous pouvez vous documenter sur ce blog ou encore regarder cette excellente vidéo de MadmoiZelle : « 3 idées reçues sur le BDSM ».

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